Et non, ceux ne sont pas les numéros du tiercé !!! Mais quelques dates qui comptent pour Madame Lili et son mari chéri.
Cela fait 10 ans ...
... que nous nous sommes rencontrés. C'était le 23 mai 1998, lors des 18 ans de ma super copine Adé. Ce fût un vrai coup de foudre réciproque.
... que nous avons échangé notre 1er baiser. C'était le 26 mai 1998 à 15h17 (!!). Depuis, nous sommes inséparables. Malgré les aléas de la vie, nous nous sommes toujours retrouvés.
Notre jolie histoire a été très bien résumée par Adé (normal, elle est journaliste !). Voici le petit texte qu'elle nous a écrit pour notre mariage ...

Elle rêvait d’une histoire où un crapaud se changeait en Prince. Voici l’histoire d’une grenouille devenue Princesse.

Il y a quelques années de ça, j’ai décidé de célébrer mes 18 ans (Non, je ne dirai pas combien ! N’insistez pas !). J’avais espoir d’une soirée réussie, pour cela je devais atteindre trois objectifs : Premièrement,  attirer prés de moi celui qui fut pour longtemps le héros de mon conte (mais c’est une autre histoire, celle où le Prince se transforme en crapaud…). Deuxièmement, être toujours sobre et éveillée après minuit, condition non remplie l'année précédente et qui me semblait essentielle pour remplir la condition numéro 1. Troisièmement faire en sorte que les Jets et les Sharks ne s’entretuent pas.

Pour mon plus grand plaisir les deux premières missions furent un succès. Mais je tiens surtout une certaine fierté de la troisième. Il faut dire que j’ai failli appeler Houston au secours quand mes plus anciens amis se sont garés, musique à fond devant la maison parentale et ce, devant le regard hagard de mes compagnons de lycée. Je pouvais lire dans leurs yeux un : « S’il te plais Adé, dis nous qu’ils se sont trompés et que tu ne les connais pas ». J’avoue avoir eu la gorge serrée de sympathie en leur annonçant, d’une voix que je voulais rassurante « si, ceux sont mes amis du collège ! ». J’ai cru que les pilotes de la navette Rap et les habitants de la lune de Méliès allaient se percuter.  Ce ne fut pas le cas… enfin presque. Ce que je n’avais pas prévu par contre, c’est qu’encore une fois Roméo et Juliette allaient renaître de leurs cendres et se réincarner ici, devant mes yeux. Bon ok j’y vais fort mais c’est un nouvelle, j’amplifie un peu la dramaturgie c’est normal. Et puis ça n’est pas Shakespeare qui va venir s’en plaindre (et s’il le fait alors je plains ceux qui croient aux fantômes ils risquent de passer une mauvaise soirée).

Alors,  voyons les personnages principaux : La mariée, Leslie. Dés le début ce fut, sinon le coup de foudre, au moins le Begin (pour utiliser un terme adapter à l’époque). Elle est jeune, avec pour seule compagnie de ses nuits les bras froid d’amoureux virtuels. Des amoureux dont elle cherche désespérément, la chaleur et la présence rassurante. Une recherche qu’elle a d’ailleurs décidé d’entreprendre en commençant par fréquenter toutes les personnes les moins aptes à la satisfaire. Et dire que la jeune fille ose reprocher à votre narrateur son bon goût ! Le croyez-vous ? 

Notre héros, est un homme, jeune. Certains diront que l’histoire a commencé par une chasse dans le but d’assouvir ses instincts les plus animalier, mais je n’y crois pas. Ca ne sera pas le cas pas dans mon histoire tout au moins. Non, car Nicolas/Roméo, fait bien trop de kilomètres et perds bien trop de temps à titiller la donzelle pour que ça soit anodin, et si je dis cela c’est en prenant en considération une donnée essentielle : Si ça n’était qu’une histoire de cul pour ados en fasse terminale, ce beau gosse aurait très bien pu jouer le commercial pour Durex dans n’importe quel boite de la région. Le verdict est donc Begin !

Je recompte : Un plus un égal deux mais, et la je cite le grand sage, maître Van damme, Un plus Un égal Un enfin je dirai Une, une histoire d’amour. C’est là, mesdames et messieurs, au 5 ter de la rue Saint Denis, à Gadencourt, que l’histoire commence.

Vous y avez cru hein ? Désolée, il est hors de question que je m’amuse à retracer toutes ces années, ni les hauts, les bas, les ruptures et les moments de bonheur qui ont jalonnés leur relation. Mon cerveau subissant les dérives d’Alzheimer et mon pauvre corps touché par de graves crises de flémingite aigue crieraient au meurtre si j’osais même penser à  résumer ces années de vies communes dont les péripéties auraient laissées sans voix n’importe lequel des auteurs de Santa Barbara.

Je préfère me concentrer sur Leslie pour le moment. Pas quelle le mérite mais c’est le sujet sur lequel j’ai le plus de connaissance et ma formation professionnelle m’empêche désormais de parler de quoi que ce soit si je n’ai pas un minimum de connaissance sur le propos.

Alors Leslie ? Des défauts, beaucoup (et pas seulement celui d’être blonde) et des qualités, quelques unes sinon elle n’aurait pas d’amie. En tout cas pas moi, je ne suis pas adepte de la charité amicale, cela me valant d’ailleurs parfois la réputation d’être une « frigide asociale dotée d’un caractère de cochon ». Au cas où j’oublie de me tenir, mes amies m’ont d’ailleurs offert une bague à l’effigie du dit animal, merci les filles ! Pour être honnête Leslie aurait tout à fait pu recevoir le même présent. A de nombreuses occasions elle a su nous montrer l’étendue de mauvaise foi. Mais, elle a su aussi montrer sa capacité à pardonner (chose pour laquelle, hélas,  je suis beaucoup moins douée…). Aurélie pourrait témoigner. Leur relation n’a pas exactement commencée dans un champ de roses, plutôt des orties en fait. Bien sur, c’est plus facile de pardonner quelqu’un qui n’a rien fait (je ne considère pas le fait de récupérer un petit ami médiocre, après la séparation, comme un crime, ni même un délit) mais cela demande quand même de savoir reconnaître ses erreurs de jugement (et permettez moi de dire que Leslie en a fait quelques unes).

Et là, ça y est ma petite Leslie va se marier. Je dis petite car Leslie est un peu comme une petite sœur. Celle que je n’ai pas eue, sans regret car je voulais un frère. Pas qu’elle soit beaucoup plus jeune que moi mais, pendant longtemps, plus fillette. Elle a toujours prêtée très attention à son esthétique (sans jamais me reprocher de ne pas faire de même, ce que j’apprécie), et à des sujets qui me paraissent parfois superficiel, ‘girlish’ je dirais (désolée pour le franglais). Attention, cela ne fais pas d’elle une écervelée (oui je sais, en plus d’être blonde, ça ressemble à beaucoup de preuves en sa défaveur mais ça n'en est pas !). Aujourd’hui, Leslie est une femme et j’ai parfois l’impression que c’est moi qui suit la plus jeune. Mariée, rêvant d’un enfant, elle est plusieurs kilomètres devant moi. Alors qu’elle se demande auprès de quelle banque elle prendra un crédit pour l’achat d’une maison, je suis encore à me demander si je préfère vraiment la Grolsch à la Budweiser (j’évite de mon mieux toutes questions existentielles, elles me donnent un mal de tête carabiné sans que j’y trouve jamais de réponse).